Histoire du kite
Dans les années 1970, plusieurs inventeurs déposent des demandes de brevet pour des voiles de traction aériennes. Ce n’est qu’en 1984 que Dominique et Bruno Legaignoux déposent une demande de brevet de l’aile courbe à structure gonflable. En 1993, les deux frères bretons lancent la compagnie Wipika qui commercialisera des barres et des ailes de traction. En 1995, avec l’aide de Laird Hamilton, Emmanuel Bertin teste sa voile à Maui. Ce dernier fait la une de Wind Magazine sur les vagues d’Hawaii en 1997.
À la fin des années 1990 et au début des années 2000, ce nouveau sport soulève un grand intérêt et se commercialise lorsque de nombreuses compagnies commencent à fabriquer des ailes gonflables.
Au Québec
Au début des années 1990, la glisse aérotractée voit le jour au Canada. Le Québec s’avère un lieu de développement favorable des sports de glisse sur neige grâce à sa configuration géographique idéale : parmi ses plus de 400 000 lacs, 10 000 ont été répertoriés pour pratiquer le snowkite. En plus de ses nombreux lacs, nous retrouvons de grandes plaines bien dégagées avec une couverture de neige bien présente.
L’été, la pratique se poursuit sur des plans d’eaux qui diffèrent les uns des autres. Lacs, baies, fleuves et lagunes sont des exemples de diversité des sites de kitesurf que l’on retrouve dans notre belle province. Ils ont tous leurs particularités qui nous poussent constamment à relever de nouveaux défis et à accroître nos compétences.
L’un des plus beaux sites de kitesurf au monde fait même partie du Québec.
Les Îles-de-la-Madeleine sont un endroit par excellence pour pratiquer le kitesurf. Grâce à ses vents propices et sa topographie, cet archipel permet la pratique d’une variété de disciplines pour tous les niveaux.
Chaque année, des centaines d’écoles à travers le monde forment des milliers de nouveaux adeptes de kitesurf et de snowkite. Nous estimons aujourd’hui qu’il y a environ 1,5 million de pratiquants dans le monde. Le kite est un sport qui évolue très rapidement et qui englobe maintenant plusieurs disciplines.
Vu la complexité et les risques de ce sport, il est nécessaire de suivre un cours. Tout comme la FQK, plusieurs organismes tentent de structurer le sport dans leurs pays ou régions et même à travers le monde. En voici quelques-uns : IKO (République dominicaine), VDWS (Allemagne), PASA (États-Unis), RDWA (Hollande), FFVL (France) et SPORT VLAANDEREN (Belgique).
Ici, au Québec, en plus d’assurer un standard de formation et de pratique éthique et sécuritaire, la Fédération québécoise de kite veille à la protection des sites et de leurs environnements naturels.
